
Le 18 juin, l’IFFPF a réuni une quarantaine de personnes autour du thème des cérémonies civiles.
De nos jours, en Ile-de-France, moins d’un convoi sur deux passe encore par un lieu de culte. Quelle cérémonie mettre en place pour les non-croyants ?
De nos jours, en Ile-de-France, moins d’un convoi sur deux passe encore par un lieu de culte. Quelle cérémonie mettre en place pour les non-croyants ?
Comment rendre un dernier hommage à son défunt sans passer par une église, un temple ou une mosquée ? C’est le débat soulevé ici par l’IFFPF et ses intervenants.
Entre psychologues, juristes, artistes, entrepreneurs de pompes funèbres et responsables d’associations, une journée très riche en échanges d’idées : chacun a pu repartir avec une définition plus précise de ce qu’est une cérémonie civile, et surtout, les entrepreneurs présents ont pu piocher des idées neuves à réinvestir dans leur pompe et comprendre comment impliquer une famille dans le déroulement d’une cérémonie.
Retrouver prochainement l’intégralité de ce séminaire au format e-book sur notre site Internet : http://www.iffpf.net.
Extrait n°1 :
Pour favoriser la mise en place de cérémonies civiles de funérailles, C. BIOT
« Depuis plusieurs années, en France, des personnes touchées par la mort d’un être humain souhaitent qu’une cérémonie civile soit organisée avant que le corps du défunt ne soit conduit à sa destination finale. Cérémonie civile : cette demande ne s’inscrit pas dans une démarche religieuse ou comme un signe d’appartenance à un groupe philosophique ou idéologique. Mais ces demandeurs ne veulent pas s’abstenir d’une manifestation (publique ou intime) qui permette de marquer un temps d’arrêt entre le décès et la destination du corps. Car il y a trop d’enjeux psychologiques, affectifs et sociaux pour faire fi d’une telle expression.
Parfois des corps sociaux (professionnels, sportifs, syndicaux, …) sont capables de susciter cette manifestation. Mais, le plus souvent, ce cadre institutionnel ne peut pas servir de relais au désir des endeuillés.
L’expérience entreprise à Lyon avec la création de « L’Autre Rive » en 1990 s’est peu à peu inscrite dans cette nécessité : chargé d’assurer des funérailles catholiques dans des centres funéraires de l’agglomération lyonnaise, ce groupe a élargi ses disponibilités pour assurer, dans le respect des demandeurs, des cérémonies où toute référence religieuse est absente. Ce groupe veut servir les personnes endeuillées dans la prise en compte de ce qui constitue le fil de leurs vies et, notamment, leurs références humanistes. »
Parfois des corps sociaux (professionnels, sportifs, syndicaux, …) sont capables de susciter cette manifestation. Mais, le plus souvent, ce cadre institutionnel ne peut pas servir de relais au désir des endeuillés.
L’expérience entreprise à Lyon avec la création de « L’Autre Rive » en 1990 s’est peu à peu inscrite dans cette nécessité : chargé d’assurer des funérailles catholiques dans des centres funéraires de l’agglomération lyonnaise, ce groupe a élargi ses disponibilités pour assurer, dans le respect des demandeurs, des cérémonies où toute référence religieuse est absente. Ce groupe veut servir les personnes endeuillées dans la prise en compte de ce qui constitue le fil de leurs vies et, notamment, leurs références humanistes. »
Extrait n°2 :
Mort obligée mais libre pensée, André CHABOT
« Les anarchistes eux-mêmes trouvent leur place dans le cimetière, y affirment avoir consacré leur vie à cet idéal, y affichent, isolés bien sûr au milieu des croix et des crucifix récurrents, leurs convictions, en une formule lapidaire. »















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