
Le deuil périnatal est le deuil d’un enfant consécutif à sa naissance ou au cours de la période de gestation. De nombreuses familles sont touchées par ce drame qui reste encore trop souvent dans le silence et les non-dits qui entourent les deuils difficiles.
C’est pour cette raison que l’IFFPF, le 13 mars dernier, a décidé de réunir une équipe de spécialistes autour de cette douloureuse question : comment palier aux inadaptations médicales, juridiques et sociales du deuil du tout-petit ?
De l’accompagnement des parents à celui du personnel soignant, en passant par l’anthropologie des rites mis ou à mettre en place, sans oublier les points de vue juridique et artistique « Soignants, chercheurs et acteurs du monde funéraire, ont ouvert un espace de dialogue fructueux, centré sur la part humaine et non technique de la médecine et du traitement des morts. » comme le dit si bien Catherine LE GRAND-SÉBILLE.
Retrouvez prochainement l’intégralité de ce séminaire au format e-book sur notre site Internet.

Extrait n°1 :
Réflexions anthropologiques, Catherine LE GRAND-SEBILLE
« Avant d’y venir, j’aimerai dire combien comprendre la transformation des rituels entourant ces petits morts dans notre histoire, et l'éclairer en évoquant le traitement symbolique appliqué aux fœtus prématurément disparus dans des sociétés différentes de la nôtre, permet d’interroger notre présent où les décès intra et extra-utérins ne se rejoignent plus dans l'indicible.
À l’hôpital aussi, on a lentement compris, ces vingt dernières années, que le travail du rituel permettrait de rendre pensable et visible ce malheur de la perte d’un enfant en cours de grossesse ou à la naissance.
Des soignants, médecins et non médecins, revendiquent, après avoir compris la souffrance des parents, d’autres pratiques et un savoir-être bien éloigné du silence ou de la fuite qui ont prévalu pendant plusieurs dizaines d’années. Les professionnels du funéraire prennent le relais pour réserver à ces petits morts des crémations ou des inhumations respectueuses et dignes.
Effectivement, pour l'enfant trop tôt disparu, sont aujourd’hui promus une mort accompagnée, soutenue par des mots et des gestes justes à l'égard de la famille endeuillée, un respect du corps, et le déroulement de funérailles dignes. Ces nouvelles pratiques culturelles ont fait l’objet de nombreuses publications auxquelles je vous renvoie. »
À l’hôpital aussi, on a lentement compris, ces vingt dernières années, que le travail du rituel permettrait de rendre pensable et visible ce malheur de la perte d’un enfant en cours de grossesse ou à la naissance.
Des soignants, médecins et non médecins, revendiquent, après avoir compris la souffrance des parents, d’autres pratiques et un savoir-être bien éloigné du silence ou de la fuite qui ont prévalu pendant plusieurs dizaines d’années. Les professionnels du funéraire prennent le relais pour réserver à ces petits morts des crémations ou des inhumations respectueuses et dignes.
Effectivement, pour l'enfant trop tôt disparu, sont aujourd’hui promus une mort accompagnée, soutenue par des mots et des gestes justes à l'égard de la famille endeuillée, un respect du corps, et le déroulement de funérailles dignes. Ces nouvelles pratiques culturelles ont fait l’objet de nombreuses publications auxquelles je vous renvoie. »

Extrait n°2 :
Les Petites Âmes mortes, André CHABOT
« Dramatique la mort de l'enfant qui interdit l'éclosion de toutes les possibilités en lesquelles sa famille avait mis ses espérances pour assurer la pérennité du nom. Il s'agit dès lors non plus de prévenir un redoutable drame mais de guérir une blessure profonde et de mettre en place antidotes et contrepoisons, procédures dissimulatrices et résignées, protestatrices et gesticulatoires, imploratrices et désolées, adulatrices et sanctifiantes. »















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