Interview Directeur d'agence de pompes funèbres

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conseiller marbrerie funeraireInterview de Raphaël CONFINO, 38 ans, directeur des pompes funèbres L’Autre Rive  depuis neuf ans.

Qu’est-ce qui vous a conduit à exercer ce métier ?
Je voulais travailler dans une entreprise très axée sur la personnalisation autour du deuil : je l’ai donc créée car je trouvais que c’était ce qui manquait le plus dans l’offre préexistante. Pour moi, la qualité des rapports humains avec les familles est quelque chose de très enrichissant sur le plan personnel. De plus, au cours des obsèques auxquelles j’avais assisté, j’avais ressenti une grande frustration de la famille parce que la cérémonie ne reflétait ni le défunt, ni celui de la famille. Cette voie m’a donc semblé naturelle.

 


Par quelle voie y êtes-vous parvenu ?
J’ai commencé par beaucoup me renseigner : j’ai lu beaucoup de documentations juridiques, de livres sur la psychologie du deuil et les obsèques. Je travaillais alors pour une entreprise qui s’occupait de la conception scénique des musées et des spectacles, j’ai donc utilisé mon Congé Individuel de Formation pour effectuer la formation habilitante de niveau 6. J’ai commencé par travailler pour un grand groupe où j’ai pu mettre tout ce que j’avais appris en application et connaître les ficelles du métier. Enfin, j’ai investi mon argent personnel dans L’Autre Rive, et tout a commencé !

 
• Quelles satisfactions en retirez-vous ?
J’aime pouvoir aider les familles dans un des moments les plus difficiles de leur vie. Ce métier m’a également permis de ne plus ressentir cette grande crainte que j’éprouvais en pensant à ma propre mort ou à celle de mes proches. Enfin, j’éprouve la très grande satisfaction d’avoir créé une entreprise novatrice reconnue à la fois par le milieu et par le grand public pour ses particularités et son savoir-faire.


 
• Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un voulant devenir Directeur d'agence de pompes funèbres ?
Je lui conseillerais d’avoir toujours envie d’en apprendre d’avantage sur le milieu, les familles, les cultes, etc. Il doit également être généreux de son temps de travail et de ses connaissances. En plus de cela, l‘idéal serait qu’il soit confronté à toutes les tâches des métiers du funéraire y compris les moins gratifiantes. Il faut enfin accepter de prendre des responsabilités.