Interview de Michel, 40 ans,
conservateur de cimetière depuis dix ans.
• Qu’est-ce qui vous a conduit à exercer ce métier ?Je suis arrivé dans le funéraire en 1991 en poussant la porte de pompes funèbres qui recrutaient des porteurs. Dans cette entreprise, j’ai appris le métier de porteur et de chauffeur et, quand la ville d’Asnières-sur-Seine a privatisé ses cimetières, c’est l’offre de mon employeur qui a été retenue. J’ai donc postulé pour être adjoint au conservateur.
• Par quelle voie y êtes-vous parvenu ?
En 1999, le conservateur des cimetières d’Asnières-sur-Seine m’a parlé d’une place de conservateur au cimetière de Bois-Colombes dans les Hauts de Seine (92). Voila comment j’ai réellement commencé dans le métier.
• Quelles satisfactions en retirez-vous ?
Après avoir vu certains aspects des métiers du funéraire, être conservateur d’un cimetière m’a permis d’être plus à l’écoute des personnes. En effet, beaucoup de gens viennent à la conservation pour discuter, nous parler de leur défunt : cela force le respect, et on apprend à rester humble. J’aime particulièrement tout ce qui est lié à l’accueil des familles et le retour que j’en ai : c’est le service public par excellence. Ce qu’on donne et ce que nous renvoient les familles : c’est un sentiment indescriptible, inexplicable mais tellement appréciable !
• Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un voulant devenir agent d'accueil des familles ?
Si je devais donner un conseil à une personne qui souhaite faire ce métier, c’est d’être résistant. Il faut être capable de ne pas laisser transparaître ses émotions. Je lui conseillerais aussi de se renseigner auprès du personnel d’un cimetière avant de se lancer dans cette voie.


