Interview d’Élisabeth, 52 ans, fleuriste funéraire depuis vingt-et-un ans.
• Qu’est-ce qui vous a conduit à exercer ce métier ?J’ai choisi de me consacrer à l’art floral afin de personnaliser le rituel autour du deuil. Étant déjà directrice d’une agence de pompes funèbres, j’avais trouvé important de personnaliser au maximum le deuil des familles, l’art floral me permet de poursuivre dans cette voie. La création artistique est aussi une grande motivation pour moi.
• Par quelle voie y êtes-vous parvenue ?
Dans mon agence de pompes funèbres je faisais des plaques funéraires et j’exposais des fleurs artificielles puis, au cours d’un salon funéraire j’ai découvert l’art floral et j’ai trouvé qu’ainsi, le service rendu aux familles serait plus complet. J’ai commencé par l’École d’Art Floral de Paris, puis j’ai suivi une spécialisation dans le deuil à Tours et enfin, chez La Piverdière à Angers, j’ai suivi une formation complémentaire en gestion de fleuristerie.
• Quelles satisfactions en retirez-vous ?
Ma principale satisfaction c’est d’aider les familles : par exemple pour un cordonnier, je ferais une composition dans une chaussure. C’est important de faire des choses très personnalisées. Les gens veulent des choses gaies, des compositions moins mortuaires et plus originales.
• Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un voulant devenir Fleuriste funéraire ?Tout d’abord, le futur fleuriste funéraire doit être formé en psychologie du deuil : il doit savoir écouter les gens et en ressentir les besoins. Il se doit également d’être doté d’un esprit créatif, suivre l’évolution des nouvelles tendances. Enfin, il faut être solide car nous sommes en permanence en contact avec des familles qui pleurent un disparu. 

