Interview d’Alphonse, 50 ans, agent technique en marbrerie funéraire depuis quinze ans.
• Qu’est-ce qui vous a conduit à exercer ce métier ?Avant je travaillais dans le bâtiment, sur des chantiers TGV. J’ai commencé comme agent technique en marbrerie funéraire par hasard. C’est mon entreprise qui m’a tout appris.
• Quelles satisfactions en retirez-vous ?
Je suis quelqu’un de très manuel, j’aime bricoler, cette profession me correspond donc très bien. C’est un métier très difficile du fait des conditions atmosphériques, de la taille et du poids des monuments, il faut donc être très prudent. Ce métier m’a apporté une forme de rigueur dans ma vie personnelle.
• Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un voulant devenir agent technique en marbrerie funéraire ?
C’est un métier dangereux, il faut donc être très concentré. Par mesure de sécurité, on travaille généralement à deux et, au moindre faux-pas c’est l’accident. Il faut également être patient, les techniques ne s’acquièrent pas immédiatement. On devient marbrier en pratiquant le métier et pas autrement. Il faut être courageux. Le marbrier est souvent le dernier professionnel auquel les familles sont confrontées, il faut alors savoir trouver les mots, leur expliquer le déroulement de notre travail. Enfin, je dirais qu’il faut savoir se préserver. Le soir, il faut savoir fermer la porte et laisser le cimetière et ses habitants à leur place.