Les vivants et les morts chez les Manouches
Patrick WILLIAMSEssai / Ethnologie et anthropologie
Patrick WILLIAMS se focalise ici, sur une communauté, celle des Manouches. Plus précisément, sur les familles du Massif Central. L'analyse de l'auteur s'effectue sur les morts parmi les vivants, sur le rapport que les Manouches entretiennent avec les défunts. Ces rapports sont très complexes, et très différents des nôtres, ceux des Gadjé (non-tsiganes). Il ne faut pas prononcer le nom du défunt, ne pas consommer les aliments qu’il aimait, ne pas fréquenter le lieu de son décès, etc. Toutes les affaires lui ayant appartenues, traditionnellement, sont brulées, maintenant elles sont le plus souvent revendues mais sans but lucratif.
A travers sa démarche, Patrick WILLIAMS aborde également des thèmes plus généraux comme Qu’est-ce qu’un mythe ? Qu’est-ce qu’un rite ? Malgré une écriture parfois un peu trop doctorale, cet essai est une source intarissable de connaissances et d’étonnement sur une communauté trop souvent laissée pour compte et finalement, très mal connue des occidentaux.
• plus que les rites funéraires, la place du mort parmi les vivants ;
• le point de vue d’un éminent chercheur en anthropologie urbaine ;
• les nombreux témoignages en langue tsigane qui nous sont traduits.

Éditions de la Maison des sciences de l’homme, avril 2001, 108 pages, 11.43 euros.
ISBN : 2-7351- 0540-7















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