Interview d’Erick, 52 ans, agent de chambre funéraire depuis dix ans.
• Qu’est-ce qui vous a conduit à exercer ce métier ?Par hasard : à la base, je travaillais dans le milieu de la mode. Suite à un licenciement économique, j’ai cherché du travail et je suis tombé sur une annonce d’une agence de pompes funèbres, j’ai postulé et j’ai été pris !
• Par quelle voie y êtes-vous parvenue ?
J’ai commencé dans le secteur en travaillant à la fabrication des cercueils et à l’aménagement des capitons pendant quatre mois. Ensuite, je suis devenu porteur et chauffeur pendant deux mois. C’est à ce moment là que mon employeur m’a proposé une place au funérarium. J’ai suivi une formation habilitante de 40 heures, de manière à être agent de chambre funéraire et au bout d’un an et demi, j’ai été « promu » responsable du funérarium d’Antony.
• Quelles satisfactions en retirez-vous ?
Ce que j’aime ici, c’est donner un maximum de satisfactions au client. Quand je suis arrivé au funérarium, une des premières choses que j’ai faite, ça a été de changer la décoration : faire quelque chose de plus accueillant, de plus serein. J’ai ajouté des fleurs naturelles et supprimé un maximum de fleurs artificielles, trop froides. J’aime rendre les personnes endeuillées un peu moins tristes, leur dispenser un sourire, un mot de réconfort et leur proposer un univers apaisant.
• Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un voulant devenir agent de chambre funéraire ?
Il ne faut pas être trop sensible et savoir se préserver. Il y a des implications personnelles. On est aussi confronté à des morts violentes, ce qui peut être pénible et psychologiquement pesant.