Interview de Sylvain, 29 ans, conseiller en marbrerie funéraire depuis six ans.
• Qu’est-ce qui vous a conduit à exercer ce métier ?En fait, je suis le petit-fils du fondateur d’une entreprise de marbrerie, c’était donc inscrit dans mes gènes ; d’autant plus que ma mère et mon père travaillaient également dans le funéraire. C’est une catégorie de métiers qui ne m’a jamais fait peur.
• Par quelle voie y êtes-vous parvenu ?
En tant qu’adolescent, je n’étais pas sûr d’avoir les épaules assez larges pour travailler directement dans le funéraire. J’ai donc commencé par faire un BTS en gestion et marketing et de l’hôtellerie l’été. C’est en 2003 que la vocation m’est venue, comme j’étais tombé dedans tout petit. Je me suis lancé, c’est mon père qui m’a tout appris.
• Quelles satisfactions en retirez-vous ?
Ce que j’aime, c’est pouvoir amener un maximum de satisfactions au client. Il arrive dans ma boutique endeuillé et triste, j’aime qu’il en ressorte satisfait de ce qui sera fait pour son proche. Le fait de savoir qu’un beau monument sera là pour l’éternité ou presque rassure beaucoup les familles. J’aime également beaucoup le contact, c’est donc plus facile pour moi. Le soir, j’ai la satisfaction d’avoir accompli un travail utile, dur mais nécessaire.
• Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un voulant devenir conseiller en marbrerie funéraire ?
Je lui conseillerais de très bien connaître les métiers de la pierre et du funéraire : on ne peut bien conseiller une famille si on ne sait soi-même exactement de quoi l’on parle. Ensuite je lui dirais d’être patient, respectueux du chagrin des autres et extrêmement courtois. Ce n’est pas le moment de faire passer le profit avant le bien-être d’une famille !


